On a oublié l’Amour. Oublié comment le laisser circuler. Comment le ressentir là où il est. Comment le donner de manière juste. Comment l’exprimer tendrement.
Et surtout, on a oublié de s’aimer soi-même, oublié à quel point nous sommes aimables, dignes d’Amour.
Les enseignements du livre « Vampirocène » d’ Ansgar Rougemont cheminent en moi depuis un bon mois. En résumé-résumé, il dit que nous portons des traumatismes, soit venant de violences subies, soit parce que les adultes qui se sont occupés de nous enfants n’ont pas pu combler tous nos besoins → blessures d’attachements. Nous vivons dans la part de nous qui fait semblant que tout va bien, qui contrôle, qui gère. Nous avons enfoui notre part émotionnelle, souffrante, qui est aussi celle qui s’émerveille, s’enthousiasme, s’indigne, s’angoisse, pleure ou hurle, dans une cocotte-minute bouillonnante dont le couvercle menace de sauter à tout moment → contrôle, contrôle !
Nous comblons nos besoins de donner du sens à ce qui nous arrive en inventant des histoires qui donnent raison à nos bourreaux (par exemple les séries qui rendent les ultra ultra riches touchants). → syndrome de Stockholm sociétal. Nous allons même jusqu’à élire ceux qui racontent si bien ces histoires, ceux qui ont poussé la part de contrôle jusqu’à perdre toute empathie.
Les systèmes d’oppression-dominations croisées nous poussent à nous pomper l’énergie les un.es de autres comme des vampires. Ce n’est pas un fonctionnement individuel. C’est structurel, lié au fonctionnement sociétal.
Ce week-end, au Festival Trib’Unity, j’ai participé 3 jours de suite à « la Salve », un grand rituel dansé autour de 7 archétypes guidé par Peiremans John. L’avant-dernière étape était
« Si je savais combien je m’aime, Moi aussi, je m’aimerais »
C’est la réponse au diagnostic d’Ansgar :
Lorsque je m’aime, lorsque je me sens appartenir à la grande famille du vivant, je peux sentir l’énergie circuler (le Qi du Qi Gong ou Tai Chi), cet Amour inconditionnel. Je n’ai plus besoin d’aller la/le voler aux autres.
Comment réapprendre à s’aimer, avec chacune de nos facettes ? Comment aimer nos spécificités qui font que chacun.e de nous est unique ? Comment au départ de cela, offrir au monde nos talents pour occuper notre juste place, celle qui est fluide, au sein du système, du grand puzzle de la société ?
Comment retisser des liens d’amour avec les humains proches de nous ? Comment semer, rayonner de l’amour plus globalement ? Comment réécrire les règles du vivre ensemble, les législations pour que l’Amour, l’énergie de vie puisse circuler fluidement, librement ?
Cela passe aussi par : Comment dire STOP à la violence, sous toutes ses formes ? Comme le faire de manière entendable et constructive, c’est-à-dire sans faire perdre la face à l’interlocuteur.ice ?
Et aussi comment passer du « battement d’aile du papillon qui influence les courants marins » aux changements sociétaux ?
Notre Laboratoire d’Un Monde Vivifiant permet d’explorer des chemins, cette grande aventure intérieure, de témoigner, s’écouter, puis raconter ces histoires plus largement.
Humblement, hein ! Dans un laboratoire, on expérimente, on se plante, on rit. Et à la sortie, les yeux brillent 🙂
Bienvenue !
Prochaines dates :
- chaque jeudi : Les Jeudredis Vivifiants, au Café Wuasikamas, formule afterwork
- les Estivales Vivifiantes : 2 cycles de 3 après midis (3-4-5 et 10-11-12 juillet)
- pour nos 15 ans et au cours du Festival Prendre soin Liège : La Journée du Rêve, une constellation sociétale, « Vampirocène », « Descendre la montagne », des Éclaboussures, bref un mois de septembre magique ! Avant de ralentir vers le solstice d’hiver.
Cela se passe du côté de Liège, en Belgique (et possiblement en ligne sur demande)